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Mars 2016
 

L'Heure de la Miséricorde

 

Que faites-vous lorsque sonnent les trois coups de 15h ? « De multiples choses, me répondrez-vous, selon les lieux que nous occupons, les personnes que nous rencontrons, les désirs et les volontés qui nous animent en cet instant ». Pourtant, en cette année de la Miséricorde, il serait dommage de s’en tenir là et d’ignorer que cette heure est, par excellence, celle de la Miséricorde.

L’Amour de Dieu, me direz-vous, est éternel, comme le chante le Psaume 135 ; il est depuis toujours et pour toujours : il ne varie donc pas selon les temps et les moments. Cela est parfaitement exact mais, toutefois, un rien incomplet. En effet, s’arrêter à ce stade serait oublier que la Miséricorde de Dieu a - pour ainsi dire - pris corps lorsque le Fils de Dieu, par Amour pour nous, s’est fait homme. Depuis cet instant unique de l’Incarnation, la Miséricorde a désormais un Nom, un Visage : celui de Jésus de Nazareth. A ce titre, la Miséricorde vit et croît au du Christ qui, nous dit l’Evangile, « grandissait en âge, en sagesse et en grâce » (Lc, 2, 52). Tous les moments de la vie du Seigneur sont bénis ; pour autant, ils sont tous orientés, tournés, tendus vers ce sommet que le Christ lui-même nomme « son Heure » (Jn, 12, 23) : ce long instant, tout à la fois dans le temps et en-dehors du temps, qui court depuis le don suprême de sa vie, le Vendredi Saint, à la troisième heure de l’après-midi jusqu’au petit matin de la Résurrection qui le voit entrer en sa Gloire éternelle. A ce titre, toutes les heures de la vie du Seigneur ne revêtent pas la même valeur, le même poids de grâce, de peine et d’amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime » (Jn, 15, 13) - de même, il n’y a pas de plus sainte heure que celle à laquelle le Fils de Dieu offre sa vie, par Amour et Miséricorde, pour nous.

Vivons donc de cette pratique que nous enseigne le Petit Journal de sainte Faustine Kowalska : Je te le rappelle, Ma fille : chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, immerge-toi toute entière en ma Miséricorde en l’adorant et en la glorifiant. Fais appel à sa toute-puissance pour le monde entier et particulièrement pour les pauvres pécheurs, car, à ce moment, elle est grande ouverte à toutes les âmes. (PJ, 1572)

Abbé Jean-Baptiste Moreau