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Décembre 2016
 

Dans le silence

Jésus vient dans le silence de la nuit.

Comment l'accueillir autrement qu'en silence ?  Le silence est l'atmosphère de l'Avent.

Le Cardinal Sarah, chargé de la liturgie, vient de nous donner un beau livre qui s'appelle  la force du silence : "le livre de la Sagesse notait déjà à propos de la manière dont Dieu intervient pour délivrer le peuple élu de sa captivité d'Egypte, que cette action inoubliable eut lieu pendant la nuit: "Alors qu'un profond silence enveloppait toutes choses et que la nuit parvenait au milieu de sa course rapide, du haut des cieux ta Parole toute-puissante s'élança du trône royal". Plus tard ce verset sera compris par la traduction liturgique comme une préfiguration de l'Incarnation silencieuse du verbe éternel das la crèche de Bethléem" (p217).

Le silence est un trésor pour nous, et pour les autres.

Pour nous, il est la condition pour que la clarté du Sauveur brille dans nos âmes.

A la Madeleine, nous avons la joie de nous baigner dans la forme extraordinaire qui souligne puissamment le sens du sacré. Le sacré, c'est la présence de la majesté divine au milieu de nous, qui produit en nous un saisissement: c'est la stupeur émerveillée dont tressaillent les anges. Le silence est ce qui exprime le mieux cette attitude, où nous demeurons bouche bée devant sa splendeur. A nous de le soigner, dans les moments prévus par la liturgie... et aussi dans les moments qui précèdent et suivent la messe. "Le silence est l'étoffe dans laquelle devraient être taillées toutes nos liturgies. Rien dans ces dernières ne saurait rompre l'atmosphère religieuse qui en est le climat naturel" (p.197). Il est bien de bavarder joyeusement après la messe, mais sur le parvis qui est fait pour cela! 

Un verset est gravé au fronton de la porte principale de la Madeleine. C'est une promesse de Dieu, dès que Salomon a consacré le Temple : " Mon coeur sera ici pour toujours" (2e Livre des Chroniques). Pour que nous recevions cette promesse, pour que son amour se communique à nous, il a besoin de trouver un espace de silence.

Pour les autres, nous avons la charge de faire briller ce trésor : "Aujourd'hui, l'Eglise a une mission centrale. Elle consiste à offrir le silence aux prêtres et aux fidèles. Le monde refuse la solitude avec Dieu de manière répétée et violente. Alors, que le monde se taise et que le silence revienne...." (p. 354). "Comme j'aimerais que les églises soient des maisons où règne le grand silence qui annonce et révèle la présence adorée de Dieu !" (p. 209).

Voici celui qui vient sauver l'humanité

Il était attendu depuis le fond des âges.

Que lui offrirons-nous pour former notre hommage ?

Déposons devant lui notre coeur qui se tait.

L'éternité de Dieu descend au coeur du temps !

Rester là sans rien, tendus vers son visage

Laisser le choeur chanter en son propre langage

Ouvrir à sa clarté le monde qui attend.

Acclamons notre Roi et sa douce présence

Venez, adorons-le en demeurant muets.

Que sa venue de nuit nous trouve prosternés

Déroulant sous ses pas un tapis de silence.

                       

                                                            Abbé Augustin Cayla